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lundi 21 janvier 2008

Les ventes en france décollent

Honda clôture l'année 2007 avec 15 631 immatriculations en France. La marque nippone bat ainsi son record historique sur le marché hexagonal, qui datait de 1992 et s'établissait à 15 478 unités.

Pour la quatrième année consécutive, les immatriculations de Honda en France sont en progression. Avec + 33,4 % en 2007 par rapport à l'année 2006, cette hausse dépasse les 31% pour la troisième année consécutive.

Honda profite du lancement de ses nouveaux modèles sur le marché français : les immatriculations de la Nouvelle Civic lancée en 2006 affichent une hausse de + 47 % et celles du Nouveau CR-V lancé en 2007 de + 116 %. Par ailleurs, le nouveau moteur diesel 2.2 i-CTDi représente aujourd'hui 67% des ventes.

Le redéploiement et l'implication du réseau de concessionnaires, doté aujourd'hui de 88 points de vente, ont également participé à atteindre ce record. Honda prépare d'ores et déjà l'avenir pour pérenniser ces résultats : commercialisation de la nouvelle Honda Accord pour mi-2008, développement de motorisations de plus en plus propres (diesel 2.2i-DTEC conforme aux normes Euro 5) et déploiement des motorisations hybrides sur un plus grand nombre de modèles, et enfin optimisation du réseau de concessionnaires.

source : webcarnews

dimanche 25 novembre 2007

Les concessionnaires Honda mécontants

L'enquête annuelle menée par Auto Infos pour mesurer la satisfaction des réseaux de distribution révèle que Mercedes, Toyota, Volvo, BMW et Ford sont les marques les plus appréciées par leurs concessionnaires. Mercedes, qui avait abandonné la tête du classement en 2006 pour descendre à la treizième place, reprend donc son leadership. Pas de surprises pour les autres marques, habituées du podium, à l'exception de Ford, qui n'était qu'à la 11e place en 2006.

Le réseau Honda a été largement sanctionné son constructeur, qui passe de la 3e à la 12e place, en raison d'un resserrement de ses conditions de financements et de règlement des véhicules et d'une réduction des marges VN accordées. Les marques françaises restent sévèrement jugées par leurs concessionnaires.

Parmi les 25 marques étudiées, Peugeot et Renault sont toujours bons derniers sur l'item "taux de marge VN accordé", malgré un net progrès par rapport à 2006. Une enquête équivalente menée en Espagne révèle que Porsche, Toyota, Volvo, Mercedes et Land Rover sont les marques les plus appréciées par leurs concessionnaires. 56 % des concessionnaires espagnols se déclarent en outre mécontents de la rentabilité de leur établissement, contre 48 % en 2006.

source : Journalauto

vendredi 12 octobre 2007

Interview de Takeo Fukui

Interview de Takeo Fukui par Challenges.fr

Takeo Fukui

Vous avez été parmi les premiers à lancer un véhicule hybride, mais votre initiative n'a pas été couronnée de succès puisque aujourd'hui voiture hybride rime avec Prius, le modèle de Toyota... Au départ, nos modèles In-sight et Civic hybrides n'étaient pas destinés à la production de masse. Le coût était alors trop élevé. Si nous l'avions fait, nous aurions perdu beaucoup d'argent. Maintenant, nous avons réduit les coûts de développement. En 2009, nous allons lancer une petite voiture hybride, cette fois pour le grand public. Quant à Toyota, même s'il semble vendre pas mal de Prius, je ne suis pas sûr qu'il gagne de l'argent avec cette voiture. Il a dépensé beaucoup pour gagner en image.

L'image est aujourd'hui un facteur très important. Ne comptez-vous pas changer la culture de Honda, très orientée ingénieurs ? On ne peut pas dire cela. Nous privilégions toujours à la fois ingénieurs et marketing.

Toyota profite d'un yen faible pour produire plus au Japon. Vous avez choisi la voie inverse en annonçant la création d'usines aux Etats-Unis, en Argentine, au Vietnam... Pourquoi ? Toyota dispose d'importantes capacités de production au Japon, alors que cela fait dix ans que nous avons réduit notre outil industriel pour aller à l'étranger. Si nous continuons à ouvrir des usines en dehors du Japon, ce n'est pas pour profiter des taux de change, mais pour être près des clients. De toute façon, ces taux fluctuent. La situation d'aujourd'hui peut s'inverser demain.

Vous avez dit regretter d'avoir investi en Grande-Bretagne. Est-ce un handicap d'avoir des usines dans un pays hors zone euro ? Je n'ai pas dit cela. J'ai dit que nous avions émis un jugement erroné, celui de croire que la Grande-Bretagne rejoindrait la zone euro. Comme notre stratégie était fondée sur ce postulat, nous avons dû la modifier. Aujourd'hui, notre usine de Swindon tourne à pleine capacité et produit 250 000 voitures par an, dont 100 000 pour le marché local. Nous espérons à l'avenir en vendre 115 000 pour limiter les risques de change entre la livre et l'euro. Nous possédons 4,5% du marché britannique. Nous aimerions bien en avoir autant en France.

Honda est présent dans les voitures, les motos, les moteurs de bateaux, les robots. Maintenant vous vous lancez dans les petits avions avec le projet Hondajet. Pourquoi vous diversifiez-vous autant ? Quand le marché de la moto a souffert, nous l'avons soutenu grâce à la croissance de l'auto. Je considère notre diversification comme une force. On le verra à l'avenir. Des synergies peuvent être réalisées dans les différents types de moteurs. Honda n'est pas juste un constructeur d'automobiles. C'est une compagnie qui fournit des objets pour la mobilité personnelle.

A quoi ressembleront les Hondajet ? Ce seront de petits jets de 4-5 places au prix de 1 million de dollars environ. La livraison au grand public ne se fera pas avant 2010. Nous prévoyons alors 1 000 ventes par an, mais ce peut être beaucoup plus.